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La ligne d’arrivée

Par Joannie Fortin, ambassadrice Je Cours Qc

J’ai passé ma fin de semaine à cet endroit : la ligne d’arrivée du Marathon SSQ Assurance de Québec, une invitation santé Brunet. À titre d’ambassadrice Je Cours Qc, j’ai eu le plaisir d’animer la foule, mais surtout l’honneur de nommer les différents coureurs à la fin de leur course. C’était FA-BU-LEUX ! Honnêtement, je ne pouvais pas être mieux placée pour constater à quel point la ligne d’arrivée est symbolique.

Soyons clairs : il s’agit d’une simple arche sous laquelle les coureurs vont passer pour compléter leur course. Oui, physiquement, il n’y a rien d’impressionnant. Mais cette arche, ne se franchit pas sans effort, sans émotion, sans attente. C’est surtout ça qu’on voit d’une course : la ligne d’arrivée. Un coureur va être évidemment fier de publier la photo de son arrivée sur les médias sociaux. On y voit son grand sourire, les bras montés vers le ciel dans un décor festif. Tout ça semble si beau, si facile. Mais c’est loin d’être le cas.

Le fil d’arrivée, c’est l’aboutissement de tous les efforts. Les entraînements d’intervalles en pleine chaleur de l’été ou à moins 22 durant l’hiver. Le lever du corps à 4h30 pour courir avant d’aller travailler. Les sorties tardives en soirée alors que vous avez votre journée dans le corps.  Tous ces dimanches matin où vous partez faire votre « longue sortie ». Le fil d’arrivée c’est la confirmation que OUI, c’est possible d’atteindre votre but quand on y met un minimum de jus d’bras.

La ligne d’arrivée, c’est Huguette qui pleure à la fin de son 5 km de marche, 3 semaines après avoir subi une opération qui a duré 10 heures. La ligne d’arrivée c’est Luc, qui a décidé de ne pas courir pour encourager sa fille Justine en train de faire son demi-marathon. C’est lui qui l’a initiée à la course à pied. Un papa fier. La ligne d’arrivée c’est Philippe, un lapin de cadence sur le marathon qui est simplement heureux d’avoir pu contribuer à la réussite de certains coureurs. C’est Jean-Philippe et Anne-Marie, un couple de coureurs qui sont tous deux montés sur le podium du 10 km. Comme quoi la course à pied peut vous permettre de rencontrer l’amour. La ligne d’arrivée c’est Mathieu qui est entouré de ses 2 jeunes garçons de 4 et 5 ans qui terminent sa course avec lui en trottinant. C’est Daniel qui a complété son 100e marathon, entouré de sa famille et ses amis.

Dans mon cas, la ligne d’arrivée me rend extrêmement émue. Je me retiens de pleurer pratiquement à chaque fois que je vous vois la franchir, chers coureurs. Vous dire à quel point je me retiens ! Pas pour rien que je porte des lunettes fumées la plupart du temps : mes larmes peuvent couler sans que trop gens ne me voient… 😉 Je ne connais absolument rien de la majorité d’entre vous, mais je vous trouve magnifiques. Je vous trouve magnifiques d’accomplir cet exploit, quel qu’il soit. Pour utiliser l’expression qu’une coureuse m’a partagée, j’avais l’impression, en mentionnant votre nom, que j’officialisais votre accomplissement en le criant à toutes les personnes présentes sur Grande-Allée. Bref, je me sens privilégiée d’avoir eu ce rôle en fin de semaine.

Aux coureurs qui ont terminé leur course avec le sourire… vous êtes beaux ! À ceux qui ont fini sur un sprint incroyable… vous êtes magnifiques ! À ceux qui pleuraient, à ceux qui criaient, à ceux qui avaient mal… BRAVO ! Bravo aux coureurs qui étaient tellement concentrés qu’aucune expression n’était perceptible sur leur visage. À tous les coureurs qui sont fiers de leur accomplissement… CHAPEAU !

Vous avez tous votre propre signification de la ligne d’arrivée. 8 400 histoires différentes pour 8 400 coureurs lors de la fin de semaine du Marathon SSQ Assurance de Québec, une invitation santé Brunet. Malgré tout, vous avez un immense point en commun : vous êtes TOUS passés sur la ligne d’arrivée.